François André VINCENT (Paris 1746 - 1816)

Lot 51
70 000 - 80 000 €
Résultat: 148 000 €

François André VINCENT (Paris 1746 - 1816)

Renaud et Armide Toile. Porte en bas à gauche une ancienne étiquette n° 33 et en bas à droite une ancienne étiquette n° 71. 103 x 131 cm
Expert : René MILLET.
Provenance: Collection Julien - Victor Veyrenc (1756-1837), élève de Vincent; Resté dans la famille de Veyrenc. Bibliographie: J.P. Cuzin, Vincent entre Fragonard et David, Paris, 2013, n° 462 P, reproduit. Exposition: François André Vincent, Tours, Musée des Beaux Arts, 2013 - 2014. Notre tableau est une réplique autographe réduite et apparemment sans variantes du Renaud et Armide commandé par le comte d'Artois en 1786, présenté au Salon de 1787 et aujourd'hui perdu (voir J. P. Cuzin, op. cité supra n° 460 P). A l'origine, cette toile de grandes dimensions (149 x 186 cm) était destinée à former pendant avec un tableau de David, Les amours de Pâris et Hélène, et également un tableau de Ménageot, Le départ de Mars. Mentionné dans l'inventaire du Comte d'Artois au Temple en 1794, Renaud et Armide fut l'objet des saisies révolutionnaires la même année et entra au Louvre. On perdit sa trace après 1879. Notre oeuvre forme pendant avec une version d'Arria et Poetus de même provenance (voir J. P. Cuzin, op. cité supra n° 438 P, reproduit). Il existe une deuxième version de petit format de Renaud et Armide (63,8 x 77,5 cm), appartenant à la collection Horvitz, Boston (voir J. P. Cuzin, op. cité supra, n° 461 P). Le fond de paysage parait présenter des variantes par rapport au tableau de Salon. Le sujet est tiré de La Jérusalem délivrée du Tasse (Chant XX). L'épisode se situe pratiquement de la fin de l'ouvrage, et Vincent en fait lui - même la description dans le livret du Salon. Après la défaite des Infidèles, Armide s'enfuit, jette ses armes ne gardant qu'une flèche pour se donner la mort. Renaud la rejoint et arrête son geste. Le sujet semble montrer le triomphe de l'amour sur les obstacles de la religion. Les deux tableaux de François André Vincent que nous présentons, formant pendants, sont toujours resté dans la famille de leur premier propriétaire, le peintre et collectionneur Julien Victor Veyrenc. Julien Victor Veyrenc (Marsanne 1756-1835), est surtout passé à la postérité comme le grand donateur du Musée des Beaux - Arts de Valence, sa région d'origine. Peu d'informations sur sa vie ou ses oeuvres nous sont parvenues. Après des études à Montélimar, il se forma à Paris, peut - être dans l'atelier de Vincent. Reconnu comme un très bon dessinateur, il fonda sur les conseils notamment de Pierre, Vigée Lebrun et Labille Guiard, un "Atelier pour dames", et il connut un certain succès du Consulat au début de la Restauration. Il retourna ensuite dans sa région natale. Il collabora en 1778 au célèbre ouvrage de Faujas de Saint Fond, Recherches sur les volcans éteints du Vivarais et du Velay. Veyrenc fut aussi un des plus importants collectionneurs de son époque. Outre des tableaux hollandais du XVIIe siècle, sa collection se composait de nombreuses oeuvres de ses contemporains, Suvée, Demarne, Bidault et bien - sûr Vincent, son maître. En 1835, il légua un certain nombre de ses tableaux et un important ensemble de dessins de Hubert Robert au musée de Valence
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